Cinquième dimanche de Carême - 22 mars 2026

Écoutons et ressuscitons !
Beaucoup d'entre les Juifs étaient venus vers Marthe et Marie, pour les consoler de la mort de leur frère. Quand Marthe apprit que Jésus venait, elle alla au-devant a de lui, mais Marie resta assise à la maison. Marthe dit donc à Jésus : « Seigneur, si tu avais été ici, mon frère ne serait pas mort ; mais je sais maintenant que tout ce que tu demanderas à Dieu, Dieu te l'accordera ». (…) Jésus lui dit : « Ton frère ressuscitera ». Réponse peu claire, car il ne dit pas : « Je vais ressusciter ton frère », mais : « Ton frère ressuscitera ». Aussi Marthe lui dit : « Je sais qu'il ressuscitera à la résurrection du dernier jour. De cette résurrection, j'en suis certaine ; d'une résurrection immédiate, je ne sais rien ». Jésus lui dit : « Je suis la résurrection ». Tu dis : « Mon frère ressuscitera au dernier jour ». C'est vrai, mais celui par qui il ressuscitera alors, peut bien le ressusciter dès maintenant, parce que, dit-il, « Je suis la résurrection et la vie ». 

Jour du pardon


 

Quatrième dimanche de Carême (Laetare) - 15 mars 2026

« Que ceux qui ne voient pas puissent voir » (Jn 9,39)
« Celui qui se déclare sans péché se ment à lui-même, et la vérité n’est pas en lui » (1 Jn 1,8). Pour les grandes âmes, les âmes saintes, cette assertion est lumineuse. C’est que, se rapprochant davantage de Dieu, soleil de justice et sainteté immaculée, elles aperçoivent mieux les taches qui les déparent; l’éclat, la vivacité de la lumière divine où elles se meuvent, fait apparaître, par contraste, leurs moindre défaillances dans un plus saisissant relief ; leur regard intérieur, épuré par la foi et l’amour, pénètre plus profondément les perfections divines ; elles ont une vue plus claire de leur néant; elles mesurent mieux l’abîme qui les sépare de l’infini. (…) Il y a, dans leur attitude habituelle de repentir et de détestation du péché, une preuve constante de surnaturelle délicatesse, qui ne peut manquer de plaire à Dieu et d’incliner vers l’âme l’infinie miséricorde du Seigneur. D’ailleurs, l’état d’âme que nous étudions n’est nullement, comme on pourrait le croire à première vue, incompatible avec la confiance et la joie spirituelle, avec les effusions de l’amour et de la complaisance en Dieu. Bien au contraire ! (…) Loin que l’amour et la joie trouvent un obstacle dans l’attitude habituelle de repentir qui constitue la componction, ils s’y appuient comme sur une base des plus solides, et leurs élans en partent comme d’un tremplin.